Langage et compéhension

Comprendre des mots, qu’ils soient écrits ou entendus, dépend de processus cérébraux complexes et différents types d’analyse sont engagés lors de la lecture.

L’analyse visuelle permet de dire si telle forme lue correspond à telle lettre ou à tel mot. L’analyse orthographique conduit au repérage des fautes éventuelles. L’analyse syntaxique permet de déterminer si une phrase donnée correspond à une structure grammaticale correcte. L’analyse phonologique amène à la reconnaissance sonore d’un mot, car même en lecture silencieuse on accède à la façon dont un mot se prononce. Enfin, l’analyse sémantique extrait le sens des mots et aboutit à la compréhension globale de la phrase.

Pour construire la cohérence d’un texte, notre mémoire temporaire garde les informations que nous lisons au fur et à mesure. Cela nous permet de comprendre la phrase ou le paragraphe suivant.

Mais seuls les mots clés et les idées principales sont retenus à long terme et seront utilisés ultérieurement pour en faire un résumé.

Un autre processus important est la création d’inférences. Cela concerne la capacité à comprendre ce qui n’est pas explicitement dit mais déduit. Ainsi, en lisant: l’appartement de Paul a brûlé / le petit chat est mort, on crée l’inférence suivante : le petit chat se trouvait dans l’appartement. Cette faculté à comprendre le non-dit assure une finesse de compréhension du langage.

13 août 2009 | Le Point