ORIGINE DU PROBLEME DE HONG-KONG

    Extrait de « Bulletin 11F-1996.11, Information Office of the State Council of the People's Republic of China ».


     La zone de Hongkong, qui englobe l'île du même nom, Kowloon et les « nouveaux territoires », se trouve à la lisière sud de la partie continentale de la Chine et borde la mer de Chine méridionale. Elle s'étend aujourd'hui sur une superficie de 1092 km2 et compte 6,21 millions d'habitants.

     Hongkong fait partie du territoire chinois depuis l'antiquité.

     Les descendants de la nation chinoise vivent ici de génération en génération. Avant d'être occupé par la Grande-Bretagne, ce territoire avait déjà connu un certain niveau de développement dans les domaines socioéconomique, culturel et pédagogique. Ce n'était donc point une « terre inculte ». L'instauration d'un régime social dans cette région remonte, selon l'histoire écrite, à l'époque chinoise des Qin (221 - 206 av. J-C.). Les gouvernements des Yuan (129 - 1368), des Ming (1368 - 1644) et des Qing (1644 - 1911) y installèrent respectivement le Département d'inspection à Tunmen, le Département d'inspection à Guanfu et le Département d'inspection à Kowloon ; par leurs rouages de pouvoir complets, ils y menaient une administration efficace.

     Le problème de Hongkong résulte des trois traités illégaux signés sous la contrainte par le gouvernement des Qing.

     A partir du 18e siècle, la Grande-Bretagne se livra au trafic de l'opium en Chine. En 1840, sous prétexte de protéger ce commerces criminel interdit par la Chine, elle déclencha la première guerre de l'opium contre la Chine et occupa de vastes étendues de territoire chinois dans les régions orientale et méridionale de la façade maritime. En août 1842, la Grande-Bretagne força le gouvernement des Qing à signer le « Traité de Nanjing » aux termes duquel la Chine céda l'île de Hongkong à la Grande-Bretagne. Il s'agit du premier traité illégal connu dans l'histoire moderne de la Chine. Dès lors, celle-ci tomba peu à peu dans un état semi-colonial et semi-féodal.

     De 1856 à 1860, la France et la Grande-Bretagne lancèrent une seconde guerre de l'Opium contre la Chine. En février 1860, la Grande-Bretagne dépêcha ses troupes dans la presqu'île de Kowloon. En octobre de la même année, elle força le gouvernement des Qing à signer le « Traité de Beijing » et classa les espaces situés à l'extrême sud de la presqu'île de Kowloon comme « colonie de Hongkong ».

     En 1898, la Grande-Bretagne, qui prétendait que l'occupation par la France de la baie de Canton (Guangzhou) constituait une menace pour Hongkong, contraignit le gouvernement des Qing à signer le traité intitulé « Clause spéciale sur l'élargissement des frontières de Hongkong ». Elle loua ainsi arbitrairement au gouvernement des Qing une vaste étendue de territoire chinois au nord de la Rue de démarcation et au sud du fleuve Shenzhen, ainsi que 235 îles environnantes (appelées plus tard les prétendus « nouveaux territoires », pour une période de 99 ans. C'est alors que la Grande-Bretagne occupa toute la zone de Hongkong.

     Hongkong n'est pas une colonie britannique.

     Jusqu'à présent, la Grande-Bretagne exerce une domination typiquement coloniale sur Hongkong. Or, cela ne signifie pas que Hongkong est une colonie britannique. La raison en est que dans le sens courant du terme, la colonie désigne un Etat qui a perdu sa souveraineté sous la domination ou la juridiction d'un autre pays. C'est pourquoi, la notion de « colonie » n'est pas conforme au cas de Hongkong qui est une partie du territoire chinois.

     Après l'occupation de Hongkong par la Grande-Bretagne, le peuple chinois se souleva à maintes reprises contre 1'envahisseur. Le peuple chinois et le gouvernement de différentes époques n'ont jamais reconnu l'occupation permanente de Hongkong par la Grande-Bretagne.

     Après la fondation de la République populaire de Chine, le gouvernement chinois a adopté une position conséquente à l'égard du problème de Hongkong : Hongkong fait partie du territoire chinois. La Chine ne reconnaît pas les trois traités illégaux imposés par l'impérialisme. Elle se prononce pour la solution de ce problème en temps opportun et par les négociations, et pour le maintien du status quo avant de parvenir à un règlement. A la demande du gouvernement chinois, la 27e Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies a adopté, en novembre 1972, une résolution supprimant les noms de Hongkong et de Macao sur la liste des colonies inscrites à la Déclaration anti-colonialisme.

     Après 1978, la Chine est entrée dans une nouvelle période historique axée sur la construction économique. Le pays tout entier oeuvre pour accomplir les trois grandes tâches que sont la modernisation socialiste, la réunification pacifique de la patrie et la lutte contre l'hégémonisme pour la sauvegarde de la paix dans le monde.

     Tenant compte des nouveaux développements de la situation, le dirigeant chinois Deng Xiaoping a formulé le concept dit « un pays, deux systèmes » afin de régler le problème de Taiwan et celui de Hongkong. Au demeurant, à l'approche de l'année 1997, la Grande-Bretagne n'a cessé de tâter la position et l'attitude de la Chine vis-à-vis de la solution du problème de Hongkong. Tout cela prouve que les conditions de venir à bout de ce problème étaient déjà mûres.

     Le 24 septembre 1982, lors de sa rencontre avec le Premier ministre britannique Mme Thatcher, Deng Xiaoping a annoncé trois principes du gouvernement chinois pour la solution de ce problème : primo, la Chine et la Grande-Bretagne peuvent négocier la question de Hongkong. Mais du fait que la région de Hongkong fait partie du territoire chinois, la question de la souveraineté ne saurait faire l'objet de discussions, et la Chine récupérera Hongkong à terme ; secundo, au cas où la situation à Hongkong connaîtrait de graves turbulences durant la période de transition (c'est-à-dire du moment des négociations à 1997), le gouvernement chinois se trouverait dans l'obligation de considérer d'une autre façon le moment du retour de Hongkong aussi bien que la manière dont ce dernier devrait alors se réaliser ; tertio, la Chine appliquera des mesures politiques pertinentes à Hongkong quand elle l'aura récupéré, afin d'en maintenir la stabilité et la prospérité. Les propos de Deng Xiaoping ont pleinement traduit la volonté et le voeu du peuple chinois. Depuis lors, les gouvernements chinois et britannique se sont mis à la table des négociations en vue de résoudre le problème de Hongkong.

    Extrait de « Bulletin 11F-1996.11, Information Office of the State Council of the People's Republic of China ».

La Chine au présent juillet 2007 <<Extrait>> : A NOS LECTEURS 7.2007
    A minuit, le 30 juin1997, on a abaissé le drapeau national britannique et celui de la colonie de Hongkong qui flottaient au-dessus du Centre des conférences et des expositions de Hongkong. A «zéro heure», le 1er juillet, le Drapeau national chinois et le Drapeau de la Région administrative spéciale de Hongkong ont été hissés. Lorsqu'il a déclaré que la nuit «marquait la fin d'une ère», M. Chris Patten, dernier gouverneur de Hongkong, a versé des larmes. Beaucoup de Hongkongais ont également pleuré. C'était le moment que Hongkong attendait de depuis 156 ans.